mercredi, août 31, 2005

Cruella is born

Ca y est, j’ai repris le boulot depuis 2h15. J’ai bien vu la tronche en biais, le regard de cocker de la Saucisse mais je suis résolue à ne rien demander, à ne pas poser de question. Le nez dans les dossiers qui m’attendaient sur le bureau, je ne moufte pas. J’évite LE sujet, je ne lui pose aucune question, même pas et surtout pas " ça va ? " car je sais à quoi je m’expose, enfin, je le suppute.
Il est 10h45 et le couperet tombe " Charlemagne travaille au gîte ce week-end ? ". J’ai bien senti au ton de la question que le dérapage incontrôlé était pour maintenant. Idiote en relation comme je sais l’être quand nécessité fait loi, je réponds un évasif " je sais pas, je lui poserais la question ". Il ajoute l’attendu " parce que le week-end, il faut que je m’occupe, ça va pas du tout, je me retrouve avec un grand vide ". Et c’est reparti pour les effusions liquides.
Alors là, je suis la plus ignoble de toutes les collègues, je veux bien avoir la palme d’or du cœur de pierre mais je n’ai rien répondu, j’ai continué à taper sur mon clavier l’air de rien. Et franchement, qu’il aille au diable, je ne vais pas perdre le bénéfice de trois semaines de congés, passées au chevet d’un mari blessé, d’enfants angoissés par leur rentrée scolaire pour m’apitoyer sur une vulgaire histoire de cœur qui a mal tourné. Je suis Cruella et on va voir cette année de quel bois je me chauffe.

1 Comments:

Anonymous Filomène said...

Mais dis lui qu'il s'offre un chien, un chat, un raton laveur, enfin de quoi s'occuper le W.E!
Tiens bon Cruella!

7:32 AM  

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