lundi, août 29, 2005

Vive le bleu

D’abord, il y eut cet appel téléphonique qui me sortit de ma torpeur matinale vers 8 heures. Charlemagne parlait au loin avec l’homme, je me demandais ce qui pouvait bien sortir de cette discussion, l’espoir aux lèvres, l’oreille tendue, je patientais. Juste raccroché, je sautais à la gorge de ma moitié, pour savoir, pour avoir l’assurance que ce serait bien aujourd’hui. Mais hélas, les nouvelles étaient mitigées, viendra, viendra pas, il était trop tôt pour le savoir. Et pourtant, tant de choses en dépendaient, notre vie presque, à coup sûr notre vie quotidienne. Il fallait attendre, la confirmation, peut-être, la déception, pourquoi pas. Et puis, vers 10 h, un appel me fit frémir, à l’autre bout des fils du téléphone, une voix grave annonça l’inimaginable « je suis à côté de chez vous, j’arrive, indiquez moi le chemin ». Je frétillait d’impatience, je n’en pouvais plus d’attendre. C’était tellement inespéré, il pouvait aujourd’hui, un lundi après deux jours de cauchemar, il pouvait venir nous délivrer.
Il arriva par le chemin, majestueux, grand et bleu, il apeura les enfants, il fallut les rassurer "il vient nous sauver, il est gentil". Nous les fîmes rentrer dans la maison pendant qu’il prenait sa place à coté de la fosse septique QUI ETAIT BOUCHEE DEPUIS SAMEDI SOIR.
Quand le type est arrivé, j’ai bien crû que j’allais lui sauter dans les bras. Tout le week-end, nous avons subi les affres de la vie spartiate, des odeurs dans toute la maison. Trouver un dépanneur un dimanche impossible, une rombière, femme d’un artisan m’a sèchement rappelé malgré mes plates excuses pour le dérangement que « mon mari ne travaille pas le dimanche ». Je n’en doute pas mais comment on fait nous, pour faire popo, sans chiottes, et comment on fait pour faire la vaisselle. Mais son mari, j’étais prête à tout pour qu’il vienne (euh, non, pas à ce que vous pensez, faut quand même pas pousser), même avec la majoration « dimanche + odeurs + déplacement ». Tout, il aurait pu nous compter, mais non. Personne. Charlemagne a même accepté d’aller y faire un tour manière de tenter l’opération de la dernière chance, conclusion il est ressorti énervé et sale !!! Et l’installation rotait toujours son trop plein.
Et dire que mercredi, je reprends le boulot.

3 Comments:

Anonymous filomène said...

Ahhhhhhhhhhhje compatis,que de souvenirs! Et oui tous ceux qui ont le toutàl'égout ne savent pas à quoi ils échappent!!!!!LA fosse qui déborde, de préférence en été, quand il fait bien chaud......
Et une fois que c'est fait, on croit que ouf, on va respirer...sauf qu'il ya le coup de bambou derrière: faut payer! (et c'est cher!) Ben bon courage!

8:22 AM  
Anonymous Domie said...

non non j'ai eu le cas avec le tout à l'égout.. le tuyau bouché et l'eau de la baignoire qui refoule dans les wc, et qui tape dans le couvercle..un vrai film d'horreur ;-)) et l'homme qui joue les pros et qui essaie de deboucher le tuyau remplie de 10 années de "gras" .. et qui finit par appeler le depanneur aussi ;-))

11:56 AM  
Anonymous Garrett Ocon said...

What it could be useful for?

2:50 PM  

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