samedi, août 20, 2005

Youpi....

Demain, nous partons en vacances, pas pour trois semaines, mais juste trois jours au bord de la mer, en Espagne, manière que le Poulet et la Bestiole puissent faire trempète dans une eau claire (oui, c’est très carte postale, mais on se motive comme on peut) car il faut bien dire les choses franchement : je déteste partir en vacances.
A ce moment du récit et conformément à l’avancée de ce blog, certains doivent commencer à se poser la seule question qui vaille : quelles qualités peut bien avoir cette fille ? Je suis de mauvaise humeur, disons 22 heures sur 24, je ne suis absolument pas compatissante devant la détresse affective fut-elle de mon collègue adoré, chéri, je déteste partir en vacances, je hais les imprévus et les artisans. Je suis donc, il faut bien regarder les choses avec justesse, à classer dans la catégorie des chieuses, voire dans l’élite de cette classe bien particulière. J’en suis consciente donc cela vaudra une petite remise de peine. J’espère juste « le jour où », passer par la case Purgatoire, manière de pouvoir justifier un peu de mes déviances, espérons que le type qui m’y attend ne sera pas un homme, un ange asexuée, ferait davantage l’affaire en terme d’impartialité !!
Demain matin, départ. Aujourd’hui, ressemble donc à une veillée, funèbre pour moi. Il faut dire que durant une bonne partie de mon enfance, je suis partie en vacances comme on partait à l’échafaud. Etriquée dans un corps, de moi détesté (et des autres aussi d’ailleurs, ne nous voilons pas la face), je voyais arriver l’étalage de cette viande sur la plage comme un moment proche d’un des pires supplices antiques. Et j’ai donc gardé envers les vacances une espèce de défiance pérenne.
Les préparatifs à ingurgiter aujourd’hui :
- Nettoyer la voiture. Non, je m’insurge, cette idée, que je juge beauffissime n’est pas de moi, mais issue de l'imagination de Charlemagne. Nettoyer la voiture avant d’aller l’ensabler à nouveau sur les plages de la Costa Brava, mais quelle insulte au bon goût. Comme si on allait chez l’étranger faire visiter sa caisse. Donc, je me suis exécutée d’autant plus que Charlemagne étant handicapé par ses pieds, il ne peut rien faire. Enfin, disons, qu’il ne peut rien faire de chiant. Sa chochoterie doublée de mauvaise foi très masculine le fait hurler de douleur lorsque la tache ingrate apparaît, pour d’autres activités, je le trouve brusquement bien leste.
- Faire les valises, alors là, les hauts-le-cœur sont convoqués. Et surtout quand Charlemagne demande benoîtement « tu n’as rien oublié ? ». Mais forcément que j’aurais oublié quelque chose parce que 1) je ne suis pas Wonder woman 2) je ne sais pas ce que tu veux prendre 3) par essence, je ne pourrais répondre à ta question idiote que lorsque je m’en serais aperçue et là oui, j’aurais fatalement oublié quelque chose ! Et puis, c’est bien connu, l’Espagne à 20 Km de la frontière française, c’est le début de la brousse, trouver une brosse à dents ou du dentifrice ressemble aux douze travaux d’Hercule. C’est gens-là ne sont pas civilisés. C’est évident.
- Ranger la maison pour éviter de rentrer avec un cafard gros comme une montagne car 1) plus de mer avant des lustres 2) les enfants sont fatigués et donc énervés 3) dans 1 semaine, c’est le boulot, la mouette, la saucisse.
A mort les congés payés. A mort le Front Populaire

2 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Allez courage ...et ne t'inquiètes pas malgré tes défauts tes amis adorent toujours discuter et passer des soirées avec toi

Bise à tous et bonnes vacances.

La jeune mère de famille

P.S : Faîtes attention au poisson rouge au grand nez.

4:24 PM  
Anonymous filomène said...

Le "t'as rien oublié" arrive en général au bout de 50km de route...comme si c'était le bon moment pour faire la liste des affaires de Monsieur!
Les seuls qui soient capables de faire leurs bagages sont les marins!Ah si on aurait su!!!!

4:19 AM  

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