jeudi, octobre 13, 2005

Demain, c'est dredi

Je vous avertis tous autant que vous êtes, si j’en vois un qui rie en lisant les lignes qui suivent, je lui décoche un de mes fulgurs aux points, ça va saigner !
Demain, c’est vendredi, pas le jour des raviolis, mais celui du salon des loisirs créatifs que j’attends depuis, au bas mot, deux mois. Oui après les vacances à la mer, l’échéance plaisir suivante, c’est le salon.
Là, à 18 heures au retour d’une journée harassante au cours de laquelle je me suis tapée 500 km en train pour me rendre à une réunion à Montpellier, où j’ai eu droit à un retard du train pour cause d’ennui technique de la machinerie. Joyeux euphémisme pour dire qu’à tout instant la machine pouvait nous péter à la gueule. Au cours de laquelle, j’ai dû écouter les digressions variées et néanmoins très nombreuses de la personne qui m’accompagnait et qui invariablement, commençait ses phrases par « moi, je ». Ce qui au bout d’un moment fait penser qu’à par elle et les petits oiseaux, rien n’existe. Donc, je suis revenue épuisée, passablement énervée et pour couronner le tout j’ai trouvé Fée du logis devant le frigo, qu’elle nettoyait, prompte à me faire des raisonnements sur tout et n’importe quoi. A ce moment là, je me suis dit qu’il ne faut pas s’étonner s’il existe des serial killers.
Cependant, je pensais dans les instants les plus tendus, que demain, ce serait le bonheur égoïste, la déambulation jubilatoire dans les allées du salon, les coucous aux stands qui attendraient une liloute de plus, enfin le bonheur à l’état pur.
C’était sans compter sur cette chienne de vie qui vous coupe toujours l’herbe sous le pied.
La porte grince, Charlemagne passe la tête et annonce la bouche en cœur : la Bestiole est malade. QUOI ?! Me passent devant les yeux des hordes d’échevettes, une armée de tissus, un aréopage de dés à coudre. Je suis maffrée, c’est sûr et certain.
Agissons par élimination :
- le déni. Mais non, tu exagères toujours, elle va très bien cette petite, un coup de fatigue. Hein, la Bestiole, tu vas bien. Non, elle se ligue avec son père pour dire que ça ne va pas.
- la rationalité : température (38°), oui bon, pas de quoi alerter la faculté. Symptômes : envie de vomir. Voilà autre chose, t’as mangé quoi à midi ? Des brocolis, cherche pas : indigestion. Mais, en plus elle tousse. Ah, ça se corse.
- la solution alternative : « allo Mameu, tu fais quoi demain ? » (question perfide car j’ai encore un minimum de conscience, je ne vais pas gâcher les loisirs des autres pour faire passer les miens avant). « Et bien, ton père voulait que l’on aille au marché dans le Gers ». C’est super avec le Troisième âge (pardon Maman, mais c’est dans les stat), ils sont toujours en vadrouille.
- l’attente : on verra demain matin et on avisera. Oui, mais c’est sans compter sur ma conscience de bonne mère de famille. Même si elle est en forme, je culpabiliserai tellement que je ne pourrais pas profiter de ma journée. Donc, demain = enfant= maison.

Mais samedi, Maman est ABSENTE, injoignable, ils se débrouilleront.

3 Comments:

Blogger filambulle said...

Je suis encore plus indigne que toi: Charlemagne, il fait quoi demain? Hmmm?
Pôvre bestiole quand même!

10:29 PM  
Blogger Clothilde said...

Election de parents d'élèves ce matin (il est candidat), travail cet aprem. Et oui, j'ai pas de bol, c'est sur.

7:11 AM  
Blogger Pascale said...

c'est curieux, ça me rappelle le mien ?... bizarre

10:10 AM  

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