lundi, octobre 31, 2005

Je range, tu ranges, ils rangent

Samedi fut une journée dont la teneur frisa l'apocalyse, nous avons passé, mon Charlemagne et moi l'après-midi, le nez dans la poussière, non à la recherche d'une diligence, mais plutôt en quête d'une rationnalité collectionneuse. Et nous y sommes parvenus à la force du poignet. Il ne faut pas s'étonner après que le mèdecin me trouve un terrain allergique, ce serait à la poussière que ça ne m'étonnerait pas. Et l'allergie aux postes de radio, ça se manifeste comment ?
Bref, nous avons été les Manpower du samedi : la puissance de l'humain en action. Que c'est bon ensuite de contempler son travail, jouissif, toutes proportions gardées évidemment !
Mais, ce moment passé, nous étions super crevés. Et c'est ce jour-là que le Poulet a choisi pour être plus pénible qu'une nuée de fourmis volantes. A bout d'argument pour le faire entrer dans son lit, j'eus recours à cette action des temps passés : la fessée. Inutile de m'envoyer la ligue pour la suppression de la fessée car 1) je ne suis pas forcément fière 2) je n'use de ce recours que très modérément 3) on n'a jamais trouvé mieux pour calmer un vers qui gigote dans tous les sens. Vexé, Poulet se tourne vers moi, me dit qu'il va le dire à Papa (ben voyons, le contraire m'aurait étonné). Voyant que ces arguments ne portent pas sur l'horrible mégère qui lui sert de mère, il parvient à avoir le dernier mot "oui, et maintenant, mes fesses, elles pleurent". Ah ! dans ces conditions, je m'incline : l'art de la poésie est un don si rare.

1 Comments:

Blogger Jean said...

Un énorme bravo au poulet pour son humour : mes fesses pleurent ...il fallait le trouver !!!
Ceci dit , tu avais certainement raison d'utiliser un langage manuel .C'est parfois indispensable .

6:03 PM  

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