mercredi, octobre 05, 2005

Jour de rentrée

Ce matin, je suis partie au travail avec le mal au ventre des jours de rentrée scolaire, comme une imbécile, j’ai passé une nuit atroce, j’ai découvert la joie de l’insomnie, du " tourne-et-retourne " dans le lit. Je me suis levée demi heure plus tôt que d’habitude, je m’étais dit qu’avant d’affronter tout nouveau défi, il faut se faire plaisir : un petit déjeuner dans un café, un magazine chez le marchand de journaux… Tout cela pour se sentir bien : car j’emménage dans mes nouveaux bureaux. Je n’ai pas encore changé de travail mais seulement de lieu de travail, rien à voir : en résumé, les mêmes tronches dans des murs différents !
Evidement, rien ne s’est passé comme prévu : un embouteillage sur la place où je prends mon café m’a non seulement empêché de déguster le petit noir mais en plus, je me suis faite agresser par une vieille. Papi et Mamie allaient au marché, lorsqu’il croisèrent la route d’une jeune femme bien sous tout rapport coincée derrière une balayette de rues. Le vieux s’énerve, me klaxonne, plutôt cool de bon matin, je recule et le laisse passer. Et là, contre toute attente, Mamie descend de sa caisse à savon et m’agresse " quand on ne sait pas conduire, on prend une bicyclette ". Je n’en reviens pas. J’ose à peine un " mais pourquoi vous m’agressez ? ". Elle répète ses injures. Après tout, je suis moi aussi énervée, une sale journée m’attend alors autant que ce soit elle qui prenne, je lui hurle un " POUFFIASSE " et repart contente. Oui, je suis restée polie mais franche : un exemple de défense active.
Donc, pas de café, pas de magazine, le bonheur ! Je pénètre dans le nouveau saint des saints. Un long couloir beige, ça change du gris. A
nalyse de la situation.
Avantages :

  • un bureau pour moi toute seule, exit la saucisse qui ira pleurer ailleurs
  • Internet. Bonheur, joie, rayonnement sur terre, j’ai Internet, je suis soulagée, j’avais peur qu’avec la délocalisation je perde ce seul lien avec la vraie vie, oh public adoré, je vais pouvoir continuer mes digressions blogueuses, que je suis contente (oui, il m’en faut peu , je vous l’accorde)
  • une position de Vigie, je suis en bout de couloir, je vois donc arriver n’importe quel individu qui a l’outrecuidance de venir sans rendez-vous. La Mouette n’a qu’à bien se tenir, elle ne pourra pas faire d’entrée tonitruante dont elle a le secret. Je la tiens en joue prête à envoyer mes fulgurs aux poings dès la première velléité hostile. Quand à la Saucisse, positionnée dans le bureau à côté, je vais enfin pouvoir assouvir un vieux fantasme : le héler pour qu’il accoure à mon chevet. Je suis une garce, vous ne l’aviez pas deviné encore ! !
  • un chauffage personnel : fini d’attendre que Big Boss se gèle pour qu’on daigne nous allumer les chauffages, là, si je veux 35°, je pourrais. Sauf qu’avec le réchauffement de la planète, les gaz à effet de serre et tout le toutim, je pourrais évaluer ma propension à l’autorégulation thermique.
    Inconvénients :
  • c’est loin de Charlemagne, bouboubou
  • c’est loin de la cantine, à moi les bols de soupe Royco, les repas hyophilisés et autres cochonneries en tous genres (si un monsieur qui fait beaucoup de photos en couleurs, ne lisait pas ce blog, je dirais que pour compenser il y a un Mac Do à deux pas, mais non, je le dis pas !). Seul avantage, je vais pouvoir maigrir sans effort.
  • je me gare (enfin la voiture) dans un parking souterrain sordide, je me tape 10mn à pied dans un jardin où je risque l’étranglement à chaque coin de bosquet. Et ne me parlez pas de la joie du sport matinal. Que ce soit clair, je ne suis pas une sportive et arriver au travail dégoulinante de sueur, le déo au bord du suicide et la tronche à vrac, très peu pour moi.
  • J’ai la Mouette à deux bureaux du mien, la promiscuité avec les collègues est sidérante, il n’y a que deux WC …………………………………………………….
    Au secours, je ne veux pas rester. Quand au nouveau poste sur lequel je lorgne, il y a tellement de candidatures qu’ils présélectionnent. Non, c’est certain, quelqu’un me veut du mal.
    • 2 Comments:

      Anonymous Catherine said...

      Aller, t'en trouveras d'autres, des "pouffiasses" pour calmer tes p'tits nerfs, c'est pas ça qui manque...
      On croise les doigts quand même pour le poste tant convoité...

      12:02 PM  
      Blogger Jean said...

      Cette histoire de Pouffiasse m'est arrivée ,exactement pareil , 2 fois en quelques minutes d'intervalle en traversant Baziege par la petite route ,il y a 2 ou 3 ans .
      Comme toi ,je n'avais pas su que répondre tellement j'étais éberlué ,d'autant plus que j'étais prioritaire et que malgré cela ,pour arranger tout le monde,j'avais quand même reculé pour laisser passer ceux que le code de la route aurait du stoper .
      Des expériences pareilles laissent sans voix .
      Bises

      5:50 PM  

      Enregistrer un commentaire

      << Home