jeudi, novembre 10, 2005

Une petite question

Peut-on haïr une bagnole ? La question est entière et je pense qu’au bout de 5 ans, j'ai trouvé la réponse : OUI !
Un jour où nous nous promenions Charlemagne et moi dans les rues de Revel, gentil petit bourg où nous allons tous les samedis matins pour faire notre marché et mon tiercé, je vis un Renault Espace et dis malencontreusement "c'est chouette, ça, comme voiture". Et oui, tout à ma joie d'avoir notre premier enfant, je faisais comme tous ces couples un peu naïfs qui croient qu'en dehors du mini-bus, il n'y a point de salut avec un bébé sur les bras. Inévitablement, les parents, c'est à dire les futurs grands-parents y vont de leur refrain sur le mode « nous, quand tu es née, on avait une Ami 6 et avec ta sœur, nous vous emmenions au fond de l’Espagne sans problème ». Oui, certes mais avec des raisonnements comme cela, on en serait encore au lavoir et aux manteaux en peau de bête. Et puis, chers parents, il n’y a qu’une chose qui vaille : l’expérience. Quand on aura laissé la peau du dos à payer les multiples pannes de la Renault Espace et les passages fréquents et coûteux chez Mr Total, et bien on en viendra certainement à une voiture plus petite.
Bon, revenons à nos moutons. Charlemagne a alors sauté sur l’occasion et dans les 15 jours, nous étions au volant d’un Espace… d’occasion. Bleu, beau, parfait, pas trop cher, le vendeur plutôt convenable, franchement c’était bien. Au bout de deux mois, première panne. Pas grave, dixit le Charlemagne, c’est normal. Deuxième panne. T’es sûr qu’elle n’a pas un truc cette bagnole ? Non, le type avait dû mal l’entretenir, ça va passer. 4 ans plus tard, je ne compte plus les pannes et les sommes considérables passées dans cette caisse et je le dis solennellement : je ne peux plus la voir en peinture. Au changement de moteur, il y a un an, Charlemagne, amoureux de sa voiture, avait accepté un ultimatum : à la prochaine grosse panne, elle gicle.
Depuis hier, elle est au garage la gueule ouverte : pompe à eau et un autre truc montant la facture à … non ! je me refuse à compter. Pour dire, le garage se propose de nous en payer une partie, c’est dire l’ampleur de la douloureuse. Donc, c’est décidé : hors de ma vue, poubelle ambulante, sac de boulons malfaisants, suppôt de Renault, orgie bancaire.
PS : Autre question : à qui la vendre sans mauvaise conscience (à Renault, évidemment !)

4 Comments:

Blogger damouredo said...

Ce n'est vraiment pas de chance. J'ai une vieille R5 qui est increvable. Qu'est-ce qu'on perd comme en argent dans les voitures...Si on pouvait VRAIMENT s'en passer, cela serait un vrai luxe !

4:04 PM  
Anonymous Anonyme said...

le poisson aux grands pieds va être ravi de cet article ! Et vive Peugeot !

La jeune mère de famille

5:21 PM  
Blogger Blue said...

Et bien, je vois que cela n'a pas changé depuis...9 ans...entre 96 et 2000, j'ai eu le même véhicule...et les mêmes galères...il était bleu aussi...c'est p'têtre la couleur qui veut ça...

Le claquage de la courroie de transmission avant le kilométrage de changement, de nuit, au retour des vacances, en plein massif central, avec les 3 mômes et tous les bagages...je m'en souviens encore...

Blue compatissante...

5:50 PM  
Blogger Shantti said...

surtout..si tu vois l'ombre d'une peugeot 807 avec plein d'electronique à bord....FUIS!!
..!en courant et ne te retournes pas des fois qu'elle te suive!!

5:52 PM  

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