mercredi, janvier 04, 2006

Décalage horaire

Loin de me chercher des circonstances atténuantes, je pense que la tranche horaire 7h30-8h30 est la pire pour le couple, quoiqu’elle soit en concurrence très fine avec la tranche 19h30-20h30.
Deux possibilités se présentent :
  • Nous travaillons tous les deux et donc le matin tourne à un joyeux pugilat, parce que l’un, toujours le même d’ailleurs, ne parvient jamais à se lever à temps, fait tout au ralenti, mais alors genre grand ralenti. Et que l’autre voit l’heure qui tourne et se demande toujours inévitablement pourquoi c’est toujours les (la) mêmes qui attendent sur le pas de la porte que l’autre boive son énième café avec la lenteur de l’escargot sous tranxène. Et quand on croit que l’on est enfin sur le départ, il a forcément oublié : ses chaussures, de se coiffer, ses lunettes, quand ce ne sont pas les clés de la bagnole. Voilà, comment tous les matins, on frôle le divorce ou le meurtre, faut peser les avantages et les inconvénients des deux (notaire, gendarme, banquier…).
  • L’un travaille et l’autre pas. C’était notre cas ce matin, comme tous les mercredis puisque j’ai l’honneur et l’avantage d’avoir un époux qui est à temps partiel pour cause de charge d’enfants. Et cette situation n’est pas la moins éprouvante pour les nerfs ou alors c’est moi qui ai un truc, et cette hypothèse est loin d’être uniquement un objet d’étude. Donc, ce matin, partie depuis 7h30, déjà au travail à 8h25, j’étais tout à mon œuvre (oui, j’ai décidé que je n’étais plus fonctionnaire mais que j’œuvrais pour le bien commun, ben pourquoi pas, après tout, on se trouve la légitimité que l’on peut), lorsque la sonnerie du téléphone a retenti. Au bout du fil, la Bestiole, bien réveillée, elle, qui cherchait la galette des rois planquée pour cause de souris et/ou d’enfants morfales. Après m’avoir soudoyé le lieu de rangement, elle me passe son père et là, une intonation caverneuse me dit " booojjjjjjjouuuuuuurrrrrrr, tuuu vvvvvaaaaaasssssss bieeeeeeeenn ? ". Il était, en pointe, à deux mots à la minute, sans parler des bruits de langue pâteuse et les éructations laryngées pour cause de voix ensommeillée. Polie, je réponds et tente d'agiter ses neurones par deux questions fastoches de maximum trois mots " Poulet est levé ? " " La bestiole va bien ? ". Je pense réellement qu’à ce moment-là, les neurones ont dû avoir un bug car il a osé me dire " pourquoi t’es énervée, cool, je suis encore au lit, Poulet aussi et la Bestiole va déjeuner ". Ben moi, je n’ai rien d’un Bob Marley d’opérette, ni au réveil, ni à aucun autre moment, je suis du genre animal vif donc pour éviter un incident diplomatique pour cause de non mise en cohérence de nos deux rythmes vitaux, j‘ai abrégé par un " oh, je te laisse la Mouette m’appelle ". Comme quoi, nos ennemis peuvent devenir des alliés !

2 Comments:

Anonymous La mouette (utile accessoirement, euh... très accessoirement!) said...

Chère fonctionnaire zélée, tu vois bien qu'il peut m'arriver de t'être utile ! ;)

9:53 PM  
Anonymous Anonyme said...

une petite visite lilootienne :
encore bravo pour ton blog dont j'apprécie beaucoup le style et la joie de vivre !

bizzz
ancolie
PS : as-tu déjà fait le questionnaire que j'ai mis sur mon blog ?

11:01 AM  

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