mercredi, mars 08, 2006

Mon ego-thon

Hier, je dois bien dire que j’ai cumulé une série de « rencontre avec des vrais cons », il y a des jours comme cela, où vraiment on déteste ses congénères, plus que d’habitude.
Il y a d’abord mon cégétiste de mari qui rentre de sa manifestation et qui me dit « au fait, j’ai vu machin, directeur de service à la firme, je lui ai dit que tu le connaissais et il m’a dit que lui, il ne voyait pas qui tu étais ». Sur le coup, j’ai hésité entre aller me passer par les armes ou balancer Charlemagne par la fenêtre. Parce que s’il y a bien un truc que je déteste c’est le genre midinette, « oh tu ne veux pas me signer un autographe pour ma femme ».
J’ai alors tenté d’expliquer à Charlemagne, que je le connaissais effectivement mais que dans mon langage, cela signifiait que j’étais capable de donner globalement son CV, la couleur de ses cheveux, son sens esthétique profond (il est beau ou pas), ça ne signifie en aucune manière que l’on a gardé les cochons ensemble et encore moins que ça lui aura laissé un souvenir impérissable. Mais avant de commettre l’irréparable, Charlemagne a omis de me demander mon avis et il a donc crû entrer en terrain conquis. Soit dit en passant l’autre est vraiment très, très mal éduqué, dit-on de quelqu’un aussi abruptement « ah, non, je ne vois pas du tout qui cela peut être», sous entendu cette larve inintéressante. Faut dire que je n’ai jamais dit que j’étais du genre à me faire remarquer par un physique de rêve. Mais quand on a été assis à quelques mètres l’un de l’autre pendant deux ans dans les amphi de Sciences po, on se souvient. Faut croire que le gars n’est guère observateur.
Et pour rajouter à la journée de décadence, je me suis tartinée en réunion un type, responsable de pépinière d’entreprises, qui à la question particulièrement pertinente de mézigue : « pensez-vous sélectionner les entreprises en fonction d’un secteur d’activité pour donner une cohérence à votre travail ? » m’a répondu « non mais vous n’y pensez pas, vous êtes dans le rural, vous ne voulez pas en plus sélectionner, c’est déjà bien si on a des entreprises ». Pauvre idiot va, il n’y a pas région plus attractive à ½ heure de Toulouse et ça se dit directeur, c’est à se taper la tête contre les murs. Remarque, il sait de quoi il parle, vu le territoire super urbanisé d’où il vient : le Doubs.
Oui, clairement hier était un « no ego day ». Et aujourd’hui, ça continue.

3 Comments:

Anonymous isabelle zab71 pégase said...

Deux jours de suite où, moi chanceuse petite femme au foyer, se ressent comme un petit côté "ne gratter pas d'allumette ou je m'enflamme !" J'oserai timidement suggérer une soirée "ce soir vous m'oubliez" et hop un bon bain moussant, agrémenté ou non de bougie et musique douce (on évite la coupe de champ si c'est pour le regretter demain). Suivi d'un repas grignotage calée dans les coussins du canapé avec un bon bouquin.

4:40 PM  
Anonymous Stéphanie said...

Merci Clothilde ! Ici c'est tous les soirs fou-rire ou réflexion... Je ne laisse pas souvent de commentaire mais je lis plein de passages à haute voix pour en faire profiter toute la maison... Alors bravo et surtout... continue !

7:56 PM  
Blogger Loli lola said...

Mouarf ! T'as l'air en forme !

7:14 AM  

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