jeudi, avril 20, 2006

La vexation de la Saucisse

La saucisse est vexée. Ben oui, faut dire qu’il est parti une semaine en congé, il m’avait laissé une liste longue comme le bras de coups de fils hypothétique que je pouvais recevoir pour lui. Il n’en fut rien, pas un seul appel, sauf un jour, un appel, genre " une catastrophe va vous tomber sur le coin de nez ". Le gars n’a qu’un truc à gérer, certes intéressant, certes prenant, mais à voir les allers et venus répétées dans les bureaux des collègues, je peux aisément en conclure que je ne le surcharge pas de boulot. Il peut survivre.
Et là, le second jour de ses vacances, THE tuile : une école attend une intervenante " arts plastiques ", la saucisse n’a pas fait son boulot auprès de l’inspection et les autres bien tatillons bloquent l’intervention. Après avoir parcouru en long et en large toute sa liste, point de mention de l’affaire, je l’appelle sur son portable (jouissance de l’arrosé qui arrose), il feint l’ignorance. Ouh que c’est agaçant ! Bon heureusement après avoir fait des ronds de jambes au conseiller pédagogique (ça sert parfois d’avoir eu une mère directrice d’école !), rappelé dix fois l’artiste, je débrouille l’affaire, l’école est contente et j’attends la saucisse de pied ferme.
Il arrive hier matin et me dit avec son air de merlan frit : " Ca n’a pas l’air d’aller ". Si moi, je vais très bien mais quelque chose me dit que tu vas passer un sale quart d’heure. Je me remémore tous mes principes : ne pas tomber dans le pathos, ne pas jouer la maîtresse d’école et encore moins la maman qui gronde. Enfin toutes ces ficelles de chef que j’exècre. Et je commence à dire ma pensée à la saucisse, et oui, mais c’est sans compter sur sa capacité saponaire. Une savonnette " je suis désolé, je m’excuse ". Et patati patata, que voulez vous faire devant un type comme cela ? Il n’essaie pas de lutter, de prouver sa bonne foi, de me claquer le beignet, non, il se couche et fait son air de cocker. Ca m’énerve. Affaire classée.
Mais quand demi-heure, plus tard, Popol rentre dans mon bureau pour me dire que mes cartes je ne les aurais pas parce qu’il a demandé à la Mouette et qu’elle a dit non, je vois rouge. Parce que ces cartes, je les ai demandées à la Mouette et qu’à moi, elle avait dit oui. Mais, c’était sans compter sur la saucisse qui n’a pas pu s’empêcher d’aller aussi demander l’intercession de Popol. La saucisse parle de tout à Popol, c’est son papa du travail ou un truc dans le genre. Et la saucisse met toujours deux fers au feu, pour éviter lui d’avoir à demander comme un grand directement à la mouette. Pas fou.
J’ai donc convoqué la Saucisse pour lui dire deux-trois vérités dans le genre " tu me fais un enfant dans le dos ". Et bien, il n’a pas aimé du tout et me l’a resservi ce matin en signe de reproche. J’ai enfin touché la saucisse

5 Comments:

Blogger Pascale said...

tu as touché là où ça fait mal. alors, ne lâches pas le morceau ... de saucisse ?

7:03 PM  
Anonymous ktl said...

tout le ong où j'ai lu le billet, je visualisais une jemme femme en train de parler avec une Knacki. c'est assez drôle comme vision !

7:11 AM  
Anonymous granny said...

J'ai pas tout compris, mais c'est pas grave ...

5:26 PM  
Anonymous Marinet said...

Moi non plus...

6:25 AM  
Anonymous muzardette said...

tu es vraiment très très drôle, merci !!! je crève d'envie de te lister dans les liens favoris de mon blog (je peux, hein dis ???) et en même temps, j'ai envie de te garder un peu pour moi "toute seule" et te lire, te relire et rire, sourire encore et encore avant de te "partager" avec les autres bloggeuses et bloggers (même si je sais que tu as déjà des floppées d'admirateurs !!!). A bientôt

9:43 AM  

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