mercredi, avril 05, 2006

The red pif

J’ai un bouton sur le nez. Oui passionnant, vraiment. Non, mais ce n’est pas le petit bouton qui en deux jours vire rouge puis blanc, que l’on presse entre les deux doigts et qui va s’écraser sur la glace de la salle de bain. Non, c’est un bon gros bouton comme au temps de mon adolescence acnéique où je me faisais surnommer au choix la calculatrice ou l’ordinateur. Ben… je me rassurais en me disant… rien, je pleurais comme une madeleine en me demandant toujours ce que j’avais fait au bon dieu pour mériter pareille déchéance.
Donc, j’ai un nez en forme de chou fleur, c’est moche à souhait. Passé l’agacement de se faire regarder par deux mioches hilares, je compose avec cet attribut et me rapproche ainsi mieux de la vie du poisson rouge au grand nez car je sais enfin ce que c’est que d’avoir un gros nez. Je me console en me disant que lui c’est pour la vie (oui, c’est ta fête aujourd’hui… en attendant mieux…).
Donc, chose inconcevable jusqu’alors, j’assume complètement les différentes étapes de maturation de cette chose. J‘ai décidé d’en finir avec toutes les crèmes anti-acnéiques qui ne sont bonnes qu’à nous inonder le corps de paraben. Donc, je m’en remets à des remèdes naturels, ce week-end, je me suis fait un sauna facial au thym et à la menthe et je turbine à la tisane de bouleau. Alors, j’entends déjà le chœur des sceptiques me dire l’air triomphant : « tu vois bien que ça ne marche pas, il n’y a qu’à te regarder. ». Ce à quoi je répondrais avec espoir et conviction que franchement il faut être patiente. C’est une question de temps.
Remarquez cet état m’a permis de tâter l’immense, la superbe, l’innommable connerie de mes collègues de bureau. Passé le stade du collège, je n’aurais jamais cru entendre cela émanant de la bouche de prétendu adulte. Ce matin, Lénine (rapport à ses accointances marxistes) passe la tête dans mon bureau et me dit « oh, mais c’est le printemps, tu bourgeonnes ». J’ai hésité à lui mettre mon poing dans sa face de révolutionnaire raté. Mais j’ai puisé au fond de mon être et je me suis dite que c’était le moment de me venger de tous ces petits cons qui se moquèrent outrancièrement de moi : « oui et bien ça prouve que je suis un être humain ». Oui, je dois dire que plus débile comme réponse on n’a pas trouvé. Au moins, il est dorénavant certain que Lara Croft n’habite pas au fond du couloir !

7 Comments:

Blogger Bellzouzou said...

Tu as un bouton sur le nez? je crois que ta vie est fichue, petite malheureuse.

8:33 PM  
Blogger Loli lola said...

Je compatis douloureusement à cet état de fait, car il m'arrive aussi ce genre de réminiscence adolescentesque....

Loli lola ;-)

6:18 AM  
Anonymous IsaM said...

ohlala, je connais ! moi, en général ils se nichent sur une épaule un jour où je dois me mettre en maillot de bain, beurk, pas dégoutant du tout ! par contr,e moi, j'use tous les tubes de cremes possibles et imaginables ! ça ne change rien mais ça camoufle ;-)

8:37 AM  
Anonymous Anonyme said...

un petit truc : une application avec un coton-tige d'une goutte d'huile essentielle de lavande ou de tea tree.

8:53 AM  
Blogger Francois et fier de l'Être said...

Un bouton! On voit que tu n'as jamais eu à virer les hormones hérités de ta maman au mauvais moment. Perso je te conseillerai l'argile verte, cela devrait calmer les mioches hilares d'avoir une hulk pour mère, mais ne va pas bosser avec.

10:32 AM  
Anonymous anne said...

Tu sais ce qu'on dit :

" 30 ans, le bel age : encore de l'acné et déjà des rides " !!!!

Allez, je compatis. Moi aussi j'ai horreur de ça !

7:07 AM  
Anonymous Bill said...

Tout pareil pour moi, et si ça peut te consoler :-(( ça dure encore à 47 ans en période de stress (pas tout le temps heureusement) mais je pique parfois des 'stop-boutons' de ma fille (en roll-on pour bien insister toute la journée et ça part en 2 jours) ou les bonnes vieilles compresses d'alcool qui font peler ensuite (le résultat est hideux tout comme il y a 30 ans !)

8:17 AM  

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