mardi, mai 02, 2006

Al trabajo

Ce matin, retour au bureau. Joie dans les chaumières. Pour commencer, grand café, place Saint-Sernin, voir du beau de bon matin met dans une configuration assez agréable, ça aide à se lever tôt. A coté de moi, des lycéennes parlaient de leurs différents concours, comme elles ont de la chance, mais elles ne le sauront que quand ce sera terminé, lorsqu’elles auront les deux pieds dans le monde du travail et qu’elles regretteront d’avoir commencé à travailler trop tôt. Je vire nostalgique, ça ne va pas du tout.
Ensuite, direction la Firme. Gaieté. Ca commence par les inévitables « alors c’était bien les vacances ? ». Là, une seule réponse « Oui ». Ne pas tomber dans le pathos (enfants malades, rétablis pour une semaine avec Charlemagne, y a pas de justice), je le dis, je le répète, il n’y a rien de pire que de se faire plaindre par ses collègues de bureau, c’est un aveu de faiblesse et un jour où l’autre, ça se paie. Et la question d’après, inévitable celle là aussi, « ah bon, et tu es partie où ? ». Ben, oui parce que forcément des vraies vacances, c’est le derrière vissé dans un avion ou dans une bagnole en plein jet-lag à parcourir le monde. Et bien, pour moi, des vacances de rêves, c’est dans ma maison, avec mes enfants, mon herbe, mon jardin, mon atelier couture. Une vie simple, certes, pas très enthousiasmante à première vue, mais pour ceux qui connaissent c’est juste le début et l’accomplissement du bonheur. Oh, la Clothilde, mais elle débloque complètement, la voilà qui fait des grandes phrases. Faut dire que devant des murs gris, des tronches de cake rassis, il faut bien s’évader. Remarquez j’aurais dû faire comme la secrétaire qui a oublié de venir ce matin, espérant que son absence passerait inaperçue. C’est sans compter sur Cruella, le bras droit de la Mouette qui veille au grain. Attrapé par la patrouille, dommage, il en reste encore qui ont le goût du danger.

2 Comments:

Anonymous Anne said...

Bien d'accord avec toi : ma maison, ma famille, mon herbe et ma boite d'aquarelle, c'est bien la quiétude, le début du bonheur et en tout cas la sérénité.

8:06 PM  
Anonymous Isma said...

allez courage, je connais ces moments-là, dur dur le retour au milieu des nases...
pas mal le coup d'"oublier de revenir", j'y penserai la prochaine fois ;-)

8:57 AM  

Enregistrer un commentaire

<< Home