jeudi, août 03, 2006

Comptez mesdames, comptez.

Là haut, sur la colline, la neige avait cessé de tomber. Les premières chataignes et les noisettes des bois tombaient au creux de leur arbre, et les enfants jouaient à un, deux, trois soleils , il ne manquait plus que cela pour que le petit bucheron se mette en quête d’idées qui passent par ici et par là, d'idées de mariage, en fait.
Il était de Callelongue Sud, mais sa petite tribu l’avait mis dehors après qu’il ne soit pas parvenu à rallumer le feu, un soir dans la chaumière du monde de Channel . Sa montagne devenue son domaine, il y jouait à saute mouton dans des ateliers imaginaires pour oublier qu’il était bien trop seul. Il y avait bien longtemps qu’il ne voyait plus la vie en rose. Au fil du temps, il avait oublié la musique des farandoles d’antan, il ne connaitrait peut-être jamais le bonheur de tenir dans ses bras ceux que l’on met au monde. Il ne vivait désomais plus que pour son chat qui coud à ses côtés un tricot trop grand pour deux. Il n’avait plus qu’un espoir, rencontrer Circé aux belles boucles, pour que cette magicienne, lui prépare, avec son livre des heures un des ces filtres pour rencontrer à nouveau une rose d’amour. A la recherche de l’absolu, il voulait tout, même revenir au temps de Charlemagne et Clothilde, si cela pouvait le faire redevenir béni de quelques dieux. Mais le spectre d’être transformé en grenouille et crapaud ne le quittait pas. Il alla trouver les fées, ces brodeuses de voisines qui n’attendaient que cela pour l’attirer dans leur tippie.
Il savait qu’il ne faudrait pas qu’il cède à leur désir de caresse acidulée. Les fées habitaient au jour le jour, ici ou là, aujourd’hui c’était dans le « jardin de Kalhan », plein de promesses. Il poussa la porte que 4 rats gardaient avec fidélité, lorsque la fée maison, la première à se présenter vit notre petit bucheron, le rouge cerise lui monta aux joues. Il était évident que l’amour venait d’entrée dans l’atelier tout en flanelle des brodeuses. Elle voyait tout de go des fleurs partout en signe de félicité, elle se serait bien mise à danser une tarentelle avec ce bel homme. Quand à lui, le méli mélo de ses sentiments lui donnaient le tourni, il se serait bien vu finalement homme au foyer ou jeune papa auprès de sa belle. Mais les choses se compliquaient, voilà t-il pas que la fée se mit à lui parler un langage inconnu «veux-tu partager avec moi a little piece of my life". Sur une chaise, un chien qui brode le toisait en maniant avec dextérité sa cousette, d’une main.
Il se demandait s’il pouvait enfin croire que c’est pour l’éternité avec elle. Il se voyait déjà à la tête de 1, et deux et trois garcons beaux. Il se disait que désormais « les petites choses de ma vie d’avant" étaient derrière lui. Il était assis dans l’atelier d’une fée, plein de jolies choses, il s’interrogait sur sa vie désormais en rose.
De fil en fil, il tissait son bonheur de demain, la fée ne disait rien, elle savait que tante arlette veillait au grain. Il lui faudrait la convaincre, elle le voulait car il était l’homme de sa vie. Elle sortit sa plus belle robe, celle aux beaux reflets de soie et de couleur clémentine. Pourtant, elle savait qu’il lui faudrait désormais être shiva pour choyer son époux et cajoler sa vieille tante. Comme un poisson dans l’eau, quant à lui, le petit bucheron prenait possession de l’atelier. Fred, la bonne fée de la maison faisait sa diva et divaguait maintenant. Elle parlait de sa sœur, l’autre fée, de ses défauts surtout, une garce auraient dit certains, une jalouse pour d’autres, mais le Bucheron maintenant doutait de son choix.
Il fallut attendre l’intervention de laupi, le fameux lapin-marieur de la maison aux volets bleus pour que le conte de fées donnent des étoiles en partage à tous les enfants de la terre. Sans chichi, il imagina organiser un beau mariage. Il lui fallait convaincre les tantes, Arlette mais aussi Tante Betsy et l’immonde Dame Tartine, sa cousine, il ne manquait plus que cela pour les rendre Pop pop de lui. Sûr de son choix, Laupi affirma au petit bucheron , on va voir ce qu’on va voir. Le bucheron dubitatif n’attendait plus rien de personne. Les tantes, façon arsenic, boutons et vieilles dentelles le détestaient, mais Laupi avait dit « dans ma malle, il y a » avec un air de deux airs. Il y avait un grimoire et une potion magique : Mettre dans de l’eau
- une pincée de coriandre
- une part de fraise tagada
- un doigt de fée de fresa et chocolate
- un délice de pain d’épices
Amener le tout dans la cuisine de Mercotte pour qu’elle touille de longues heures avec sa cueillère en bois .
Avant que des broutilles ne viennent gacher sa tambouille , elle ajouta triomphante « c’est moi qui l’ai fait ». Le bucheron se dit : " il est « temps pour moi de faire marcher mes papilles et mes pupilles pour découvrir ce chaudron d’une fée". Il savait le sens du gout des préparations de la diablesse et se doutait de l’effet qui ne pouvait qu’être frais. Maintenant, il allait pouvoir faire le grand ménage dans son cœur. Il enleva le bout de ficelle qui tenait le sachet de potion magique. Loin d’être un péché de gourmandise, c’était immonde. Pour ne pas vomir, il fit trois petits tours jusqu’à la cuisine du jardin. Là, il tomba nez à nez avec sa douce, sa gourmandise.
Sentant arriver l’amour, dans leurs arbres, les trois petits pioux chantaient, ils savaient que désormais, du lundi au dimanche, ils habiteraient la maison sucrée . Pour échapper à la rudesse canadienne des alpes , il leur fallait pousser plus au sud. Au bout du monde aurait aimé la fée. "Pourquoi ne pas aller voir camille ma cousine en Chine ou Cléa ma tata au japon ?" interrogea le petit bucheron. N’importe où pourvu que ce soit avec toi, lui dit alors la fée sa mie. Cependant, pour ne pas avoir l’air d’une mère débordée ,la fée fit promettre de n’avoir qu’une lilie-rose. Mais, ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants, au moins cinq qu'ils emmenèrent autour du monde . La fée était devenue femme au foyer.
Quand à Laupi, il cherche toujours quoi faire quand vient l’envie, un jour ou l’autre de se caser. Mais cela que ce soit clair, pauvre Laupi, c’est un truc de filles !
(101)

24 Comments:

Blogger Telle said...

Clothilde, mon petit doigt me disait bien que ton tempérament de gagnante te dicterait de réessayer !

Je me prosterne bien bas devant tant de talent !

Mes hommages respectueux (et affectueux aussi)

8:07 PM  
Anonymous lilo said...

Bravo!! Je découvre plein de nouveaux liens en plus!!

8:22 PM  
Anonymous camomille said...

Ton texte est très beau! Chapeau bas Madame, vous méritez votre victoire!

8:25 PM  
Anonymous silo said...

je m'étonnais de ton silence...en fait tu fourbissais tes armes! Et quelles armes: chaque mot fait mouche et je me régale de blog en blog ;)
et puis en matière d'exams t'es rodée !!!

comme Telle, je m'incline bien bas!

8:45 PM  
Blogger AlbinedeFlore said...

101 liens ?!!!!! BRAVO !!!!!!!!!

8:53 PM  
Anonymous Anonyme said...

un seul mot pour ces 101 dalmatiens ...oh pardon liens...BRAVO...et chic chic , je suis dedans!
Poppyrose et la vie en rose

9:32 PM  
Anonymous Cousette said...

je suis épatée, 101 liens dans un texte tres coherent et tres joli aussi, bravo. En plus on decouvre pleins de blogs en même temps, c'est une joyeuse initiative de Silo et Eivlys

9:49 PM  
Anonymous Delfine said...

Merveilleux !
Je garde ta page pour aller visiter tous ces blogs ;o))
Et bravo pour la belle histoire ...

9:57 PM  
Anonymous Anonyme said...

chapeau bas ....tu as reussi a caser ma grenouille et mon crapaud ce qui m a fait sourire, je pensais que les petits pois et rayures auraient ete plus faciles mais ... tu aimes la dificúlte !
Sissou

6:15 AM  
Anonymous laitue said...

Joli..... merci pour ce petit texte et ces liens...

7:22 AM  
Anonymous kahlan said...

Alors là.... un seul mot s'impose : BRAVO !!!!

8:28 AM  
Blogger Papilles et pupilles said...

Bravo bravo !

10:33 AM  
Anonymous lilo said...

J'ai enfin pris le temps de lire correctement ton texte (je ne voulais pas être influencée avant d'avoir terminé le mien!!) et il est génial!! Quelle poésie...

10:59 AM  
Anonymous Femme active said...

Alors là, je dis : BRAVO !!!

5:08 PM  
Anonymous eivlys said...

voilà , maintenant que nous savons, je peux te dire que ton texte est un de ceux qui m'a le plus emballé même si moins lié !! héhé !
bravo

6:21 PM  
Anonymous adele said...

super joli texte!

6:22 PM  
Anonymous annchabada said...

ouh!!! la belle histoire!!! trop sympa à lire!!

7:54 AM  
Anonymous Anonyme said...

Quel bel exercice de style, j'ai bien aimé ce conte et il ne me reste plus qu'à ouvrir chaque petite fenêtre pour découvrir un monde inconnu parfois par moi-même, mais qui m'intrigue, la toile est tissée, je vais m'y glisser.
maryse

8:59 AM  
Anonymous le chat qui coud said...

trop fort!!! je suis même dedans!!!!!!

un grand bravo!!!!!!!

hi hi

elle est super ma clothilde!!!

5:25 PM  
Anonymous Aline said...

Pfiouuuuuuuu !!! Bravo pour ce challenge ! C'est super !
Je vais mettre une semaine à découvrir tous ces liens !!!
En tout cas ça donne envie d'aller se promener dans les bois tout ça !
Surtout que le loup y est plus ;-)

5:26 PM  
Blogger Telle said...

Pareil qu'Eivlys.
Dis, je reprends mes habitudes et je vais refaire la fermeture... en plus de l'ouverture !
Bises

7:20 PM  
Anonymous 24hsur24 said...

canon!
'hi hi hi, surprise!)

9:44 PM  
Anonymous iza said...

oh quel joli texte ! merci pour cette belle ballade et pour le lien !! peut être cela me motivera t-il un peu pour poster de temps en temps....

10:44 AM  
Blogger Laurence de Boulogne said...

Magnifique !
je suis touchée d'être dans ta liste
Merci et bravo
Lolo

6:47 PM  

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