lundi, septembre 04, 2006

Jour de rentrée

Cela peut paraître bizarre mais même si on reprend le boulot bien avant, la vraie rentrée, c’est aujourd’hui, celle des enfants, tant l’école ponctue la vie. Hier soir, la pression est montée lentement, j’ai passé l’après-midi à préparer un sac pour le goûter du Poulet et un étui à crayons pour la Bestiole. Oui, les mauvaises langues ne manqueront pas de faire remarquer que j’aurais pu m’y prendre plus tôt mais j’avoue que j’aime bien ce travail dans l’urgence. Et puis, il permet de se mettre dans le bain. Nous sommes ensuite allés nous promener dans la campagne. Je ne vais pas sortir les clichés, bien bucoliques parce que même si c’est le cas, vous savez que vous signez pour des heures de démangeaisons intolérables tant la campagne est envahie par les aoûtats (dans le Sud-Ouest, on prononce aoutas). Qui sont de charmantes bestioles, invisibles à l’œil nu qui creusent des galeries sous la peau pour y pondre des œufs, d’où les séances de grattage, c’est immonde.
Durant le repas, la Bestiole nous a annoncé que ce matin, elle pleurerait pour son entrée au CE1, cela ne fait jamais que 5 ans qu’elle verse une larme. Je pense que nous pouvons honnêtement nous dire qu’il en sera ainsi jusqu’à la faculté. Elle aime pourtant l’école même si elle est très inquiète car cette année, elle va faire des sciences. Nous avons pourtant insisté pour lui faire comprendre qu’elle ne fabriquerait pas directement de bombe à neutron ou de truc de ce genre, la pression est là, visiblement ce mot est inquiétant.
Quant au Poulet, on peut parler de rentrée façon " lettre à la Poste ". Pas de souci. Personnellement, j’ai été très déçue, charlemagne ayant vanté toute l’année dernière les jolis yeux et le reste de sa maîtresse (enfin, celle du Poulet), je comptais me venger puisqu’on nous annonçait un maître en moyenne section de maternellelle. Oui, sauf que j’aurais du mal à trouver du charme à un bisounours matiné de Guy Béart (jeune, enfin mi-jeune) !
Les enfants livrés à leur brillant avenir scolaire, Charlemagne et moi sommes partis boire un café au bord de l’eau. Une parenthèse avant le retour à la vie active.

1 Comments:

Anonymous Anne said...

Un bien joli billet, comme d'hab.

Qui donne envie d'aller boire un café avec son mari au bord de l'eau le jour de la rentrée des classes. Pourquoi ne bois-je jamais un café au bord de l'eau avec mon mari le jour de la rentrée des classes, d'ailleurs ?

Enfin, pour ton info, en Anjou, on dit aoutas aussi. Et peut-être bien que dans le reste de la France également.... qui sait.

3:34 PM  

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