jeudi, juillet 20, 2006

La vengeance du serpent à plumes

Il fut un jour peu glorieux dans ma vie, où juste propriétaire d’une nouvelle voiture certes d’occasion mais qui rajeunissait nettement notre parc automobile, j’eus un accident, surtout de la tôle qui me valut des vociférations très testeroniques de la part de mon cher et tendre dans le registre de la femme incapable au volant. Même si tout était de la faute d’un gros c de chauffard. A l’époque, je m’étais dit qu’il n’y a que les montagnes qui ne rencontrent jamais deux fois la même situation et que donc je ne raterais pas une occasion si elle se présentait.
Ce matin, appel au bureau de la Firme que j’ai réintégré les enfants étant guéris. " Oui, c’est moi (le moi en question était Charlemagne), tu peux m’amener mes papiers, je me suis fait rentré en voiture ". Ne pas préciser au père de ses enfants que la locution " se faire rentrer " ne relève pas à mon sens du Littré, mais bon, passons. Là, j’aurais pu opter à mon tour pour une vengeance mesquine en lui hurlant dans les oreilles des trucs aussi aimables que " mais qu’est ce que tu as fait, je le sais que tu ne sais pas conduire… ". Mais voilà, il faut se rendre à l’évidence une femme nourrie de son incompétence automobile dès sa prime jeunesse ne sait pas faire ce genre de procès. Je me suis donc drapée dans ma vertu de femme parfaite pour démontrer notre supériorité dans la gestion de crise en posant la seule question qui vaille et qui a dû faire écho à un certain comportement " tu n’as rien au moins, chérrrrri ? ". Et pif, notes cela dans le manuel du " comment se comporter face à une situation routière tendue ". J'étais alors rassurée sur l'état général somme toute bon.
Comment savoir alors si nous allions devoir engager des frais d’assurance, de malus, de bonus et compagnie. Je n'allais tout de même pas me rabaisser à poser des questions du genre " c’est de ta faute ? ". De toutes manières, c’est sans compter sur l’homme qui s’empresse d’ajouter avant que son honneur de conducteur ne soit mis à mal " c’est une femme qui m’est rentrée dedans ". Ah bon ? Franchement, j’aurais préféré que ce soit un mec baraqué parce que quelque chose me dit qu’encore une fois, la gente féminine n’en ressortira pas grandie.

7 Comments:

Blogger La Grenouille said...

tous les mêmes !!!

9:11 AM  
Anonymous Bill said...

je te jure, c'est pas moi !

10:05 AM  
Anonymous Aline said...

Tu as tristement raison... ;-)

10:17 AM  
Anonymous Marie (de Bill&Marie) said...

Ah là là ... quelle mauvaise foi ;-)
Mon copain n'a pas intérêt à me faire des reproches, il a eu un accident avec une voiture ... à l'arrêt, sur un parking, alors qu'il faisait une marche arrière !!

7:22 PM  
Anonymous rennette said...

je vous adore !!!!!!!!

7:49 PM  
Blogger Telle said...

Clothilde, tu as beau nier, on te sent légèrement rancunière sur ce coup-là (mais comme tu as raison !)...

En lisant le billet de Son accident et la remarque idiote selon laquelle si tu parlais, c'est que tu allais bien (...), je me souviens d'un coup de fil de mon mari (qui ne l'était pas encore). Au bout de 20 minutes, je lui fais remarquer qu'il y a de drôles de bruit en fond, qu'il doit y avoir du monde à attendre autour de la cabine, et non, non, il me rassure. J'insiste un peu et il m'annonce comme ça qu'il s'est cassé le bassin et qu'il est à l'hôpital !!

Allez, l'essentiel est qu'il soit indemne (physiquement parlant) (oh la la , il va me détester) (non parce qu'avoir de telles réactions, c'est dépassé, démodé, has been)

Bises

9:38 PM  
Anonymous Sara said...

Pfft, tous les mêmes! En Espagne, ils aiment dire "mujer al volante, peligro constante" (=femme au volant, danger constant). En attendant, ils ont autant d'accidents que nous!!

9:27 AM  

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